13/06/2008
MER
La mer enfouie, vague d’écume,
Déferle jusqu’à
Teinter de bleu les feuillages,
Les canards emmitouflés dans leur plumage
Les rives du mince canal
Où stagne l’eau sombre
Tes pas traversent l’espace
En apesanteur tu marches
Tandis que l’univers
Se fond dans ton sillage
Et que tu t’effaces
Transparente
Fluide comme l’eau
Profonde comme la mer
(Échos)
21:05 Publié dans La poésie des autres
NOUS N'AVIONS PAS CHOISI
Nous n’avions pas choisi de nous aventurer aux confins de la vie. Nous ne savions pas. Mais au fond de nous, nous pressentions l’existence d’une réalité autre, que nous ne pouvions aborder qu’à la condition sine qua non d’y avoir été préparés. Nous brûlions chaque jour notre peau au fer rouge sorti des forges. Nous nous sommes quittés au bout du couloir sombre, là où la lumière a détaché nos pas. Ce fut comme si nous ne nous étions jamais connus.
08:40 Publié dans La poésie des autres





