02.07.2008
SOUS-BOIS
En ce lieu de feuilles
filtre la lumière
écorce palpite sève
Juste nous asseoir
et laisser le calme
infuser chacune
de nos parcelles
mêlées de terre et d’eau
montent du sol
à travers nous
tresses de légèreté
descendent
sur nos têtes
se mêlent
à nos pensées
Cellules dansent
dans le sous-bois
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30.06.2008
DENTELURES
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26.06.2008
TOI QUI SAIS
Toi qui sais
Parle-nous de lilas
Ou de magnolias
Nous qui retenons les noms
Sans saisir la voie du don
De la sève qui gonfle en secret
chaque grappe chaque pétaleToi qui sais
Apprends-nous à être
Pure couleur pure senteur
Rejoignant de cercle en cercle
Toutes couleurs toutes senteurs
dans l’abandon à la résonanceToi qui nous renvoies
à notre nom
Apprends-nous à être
Racine de l’oubli
et fleurs de l’absence
François Cheng, À l’orient de tout, Poésie/Gallimard, 2005, p. 67-68
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19.06.2008
OISEAU
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18.06.2008
MON AMOUR EST UNE FORÊT
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17.06.2008
CABANE
Il est des mystères
Les rencontres en font partie
On se heurte à une haie
On s’empêtre
Fracas d’étoiles
La foudre frappe
L’arbre de la clôture
L’arbre tombe
Le bois se brise
Délivre les cornes
Prises dans la clôture
Les tempes tressaillent
Le sang pulse
Ciel de plomb
Au-dessus du pré
Les gouttes s'abattent
On court jusqu’à la cabane
Reste de cendres
Banc défaillant
Sortir livre
De poèmes.
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16.06.2008
MA PETITE SOEUR
Ma petite sœur,
Ton prénom est couleur
D’eau de mer
Pour nous éloigner
Ta fille est belle
Comme une aurore
Je sème des mots
Que tu n’attraperas
Peut-être jamais
Je suis ton aînée
Et j’ai tant à grandir
Encore
Je sème des mots
À défaut d’enfanter
Des mots pas toujours
Papillons
Je crains les chenilles
Et me pique avec moi-même.
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13.06.2008
MER
La mer enfouie, vague d’écume,
Déferle jusqu’à
Teinter de bleu les feuillages,
Les canards emmitouflés dans leur plumage
Les rives du mince canal
Où stagne l’eau sombre
Tes pas traversent l’espace
En apesanteur tu marches
Tandis que l’univers
Se fond dans ton sillage
Et que tu t’effaces
Transparente
Fluide comme l’eau
Profonde comme la mer
(Échos)
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NOUS N'AVIONS PAS CHOISI
Nous n’avions pas choisi de nous aventurer aux confins de la vie. Nous ne savions pas. Mais au fond de nous, nous pressentions l’existence d’une réalité autre, que nous ne pouvions aborder qu’à la condition sine qua non d’y avoir été préparés. Nous brûlions chaque jour notre peau au fer rouge sorti des forges. Nous nous sommes quittés au bout du couloir sombre, là où la lumière a détaché nos pas. Ce fut comme si nous ne nous étions jamais connus.
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10.06.2008
LA VOIX CLAIRE
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