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20/03/2017

l'écriture la vie

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Ils en parlent :

- Marie-Anne Bruch sur son blog La bouche à oreilles

- Patrice Maltaverne sur son blog Poésiechroniquetamalle

 

Préface de Sanda Voïca

 

Le titre, l’écriture la vie : entre les deux syntagmes il n’y a pas de mot de liaison ou de séparation. Jamais une évidence n’a été plus surprenante, voire plus émouvante : la vie et l’écriture ne font qu’un. Si un mot de liaison nous est épargné, sa présence est augmentée par la méthode d’écriture de Valérie Canat de Chizy. A l’écoute du monde, par-delà l’écoute de son propre corps, jusqu’à l’oiseau posé sur son cœur, et qui reste difficile à entendre, ou bien à travers son corps devenu oreille, la poète saisit le matériau infiniment riche de ses réactions affectives, intellectuelles, mais aussi de toute la vie passée, présente et future, la sienne et celle des autres, proches et lointains, de même que celle des plantes, des animaux et des minéraux.

Un tri s’opère, une sélection où on oublie certains moments de vie pour ne se souvenir et fixer que quelques autres. Une association insolite de visions et oublis.

L’origine de la vie est trouvée et la poésie est le cheminement vers cette origine. Mais la marche et la démarche sont dérivantes. La poète évite d’aller droit au but. Ce chemin – plein de détours et détournant – conduit à l’origine du monde, celle qui fait que la différence entre le chat le plus concret, du quotidien de la poète, et l’oiseau le plus fantasque (fantasmé) – celui posé sur son cœur – soit effacée, et que les deux soient faits de la même essence, aient la même nature : la beauté. La poète n’est sensible ni à la beauté ni à la laideur de la vie, mais à la vie, tout simplement, qui comprend les deux à la fois. Inextricablement. Ils sont, tous les deux, poésie.

Chaque poème est aussi un argument pour nous convaincre que tous les états d’âme, les états des choses et même l’état du monde, même les faits du passé et ceux qui ne sont pas encore arrivés, sont toujours en mouvement. Le poème est un essai pour contenir le mouvement du monde. Plus que fixer des vertiges, la poésie de Valérie Canat de Chizy fixe des vibrations puissantes et bien différentes.

Par le biais de l’observation, des descriptions, l’auteure se livre aussi elle-même. Sa poésie se dit / écrit avec elle et pour elle et aussi avec nous et pour nous. Elle nous concerne tous. Elle nous donne l’impression que la vie est la première et la dernière chose qui nous arrive. Mais si la vie est une telle chose, définitive, l’écriture sur la vie de Valérie Canat de Chizy ne peut être que la vie réinventée.

Les vers sont si proches des gestes de la vie, que d’eux émane une lumière forte, presque cruelle.

Nous avançons dans ce recueil comme dans une forêt inconnue et familière à la fois, et où toujours une maison magique nous attend – celle de la poète, devenue la nôtre.

Ecriture définitive d’une vie rendue définitive.

 

Sanda Voïca, novembre 2016

 

16:57 Publié dans Recueils parus

03/10/2016

Je murmure au lilas (que j'aime)

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Site des éditions Henry

 

Ils en parlent :

Isabelle Lévesque sur le site Terre de femmes

Marilyne Bertoncini, dans Recours au poème

Marilyse Leroux, sur le site de la revue Texture

Jean-Christophe Ribeyre, dans Verso n°168

« Qu’est-ce qu’entendre ? » demande Valérie Canat de Chizy, « A quoi ressemble le bruit d’un arbre dans le vent ? » Les sens nous ouvrent au monde, la perte de l’un d’entre eux est forcément ressentie comme un arrachement. Se dresse alors devant soi une frontière invisible qui peut paraître infranchissable. « Celui qui est resté dans le silence est demeuré dans une bulle. Sur la vitre, il y a un halo, vision trouble du monde. Tout est brouillé. Comment saisir les lettres, les mots, les aspérités ? Le tram passe sans bruit. »

L’auteure dit avec pudeur l’absence et le sentiment du vide autour de soi. Mais le poème permet de se confronter à l’inaudible, de le dépasser et de faire jaillir une parole qui restituera au monde ses territoires occultés. Une parole qui réduira la distance, renouera peu à peu le lien cassé et saura « ouvrir la cage à grands coups de respiration et d’assouplissements ».

Se confronter au silence du monde c’est également se confronter aux deuils, au silence des absents, celui notamment d’un père disparu. « Papa n’est plus là il a replongé dans le silence, seul au bord d’une gare routière. Les voitures passent à toute allure dans les feux de la nuit le long des vitres de son appartement. » Sa présence, comme arrachée au silence, refait brièvement surface. Valérie Canat de Chizy l’accueille alors, se tenant un temps à la « jonction entre le monde des vivants et celui des morts. »

Ce livre magnifique rend sensible le cheminement souterrain de la parole poétique par-delà les mots que l’on échange au quotidien, il dit sobrement la blessure de ressentir au plus profond de soi cette « coupure », cette  « césure, tellement vivaces au creux des chairs ».

 

Jean-Christophe Ribeyre

12:59 Publié dans Recueils parus

29/06/2016

LA CLARTÉ JAUNE DU SOLEIL

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09:17 Publié dans Recueils parus

04/02/2016

L'ÉTOFFE DE LA NUIT

 

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L'étoffe de la nuit : livre d'artiste. Textes de Valérie Canat de Chizy, pastels de Gilbert Desclaux. 2016

 

09:51 Publié dans Recueils parus

14/09/2015

POETRY

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Vient de paraître : "Poetry" chez Jacques André éditeur

http://www.jacques-andre-editeur.eu/web/ouvrage/320/+Poetry.html

 

Ils en parlent :

 

Isabelle Lévesque, sur le site Poezibao

Marilyne Bertoncini-Pirez, sur le site La Cause littéraire

Sanda Voïca, sur le site Paysages écrits (janvier 2016)

Cécile Guivarch, sur le site Terre à ciel (octobre 2015)

Florence Trocmé, dans Le flotoir du 25 août 2015

Patrice Maltaverne, sur le blog Poésie chronique ta malle

Jacques Morin, dans la revue Décharge

 

 

13:25 Publié dans Recueils parus

29/05/2015

LE BRUIT DES ABEILLES

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"Le bruit des abeilles", co-écrit avec Cécile Guivarch

 

Ils en parlent :

 

Sabine Huynh, sur le site de Terre à Ciel

Marilyne Bertoncini, sur le site La Cause littéraire

Isabelle Lévesque, sur le site Recours au Poème

Jeanpyer Poëls, dans la revue Europe

Jean-Christophe Ribeyre, dans la revue Verso

Murielle Compère-Demarcy sur le blog Arrêt sur poèmes

 

10:52 Publié dans Recueils parus

09/10/2014

MURAILLE DE CHINE

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nommer

ce qui approche

battement de cils

chamade du cœur

une force naît

surgit

elle

voudrait renverser

des montagnes

 

Valérie Canat de Chizy / pré # carré / Octobre 2014 / 6€ port compris

11:04 Publié dans Recueils parus

07/03/2014

TALISMAN

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PRÉFACE 

L’enfance vient souvent visiter le présent de Valérie Canat de Chizy pour rappeler son désarroi, ses peurs, ses démons, mais aussi ses espoirs, ses rêves infinis : la vie est un rêve perpétuel / demain demain demain.

 Ce rêve permanent permet d’écouter les murs, d’intercepter des signaux, d’imaginer des rencontres avec des êtres capables de trouver le langage approprié, de nourrir un échange chaleureux : Indiens (leur regard te parle), Dogons, ou hommes préhistoriques, dont l’ocre des peintures rupestres s’incruste /dans les plaies /du temps.

 Mais le rêve n’est pas que l’attente passive des éclairs qui ébranleront les jours. Il révèle aussi cette force vitale qui nous met parfois en mouvement pour  traverser d’épaisses forêts, débroussailler, chercher pour soi un espace vacant, qui donnera lieu à une véritable rencontre. En cet espace, le poème peut prendre racine, même s’il est semé sur la terre dure, et alors proclamer la joie. En cet espace, le poème a les vertus d’un talisman.

 

je ne dis pas l’absence

mais le plein

 

boursouflure de pâte

le levain monte

 

On ne peut qu’être attentif et sensible à cette voix qui, au fil des recueils, prend une belle revanche sur le silence.

 

                                                   Marie-Ange Sebasti

09:23 Publié dans Recueils parus

12/06/2012

PIEUVRE

 

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Ils en parlent : Marie-Anne Bruch sur son blog "La bouche à oreilles"

Note de lecture de Marie-Ange Sebasti

Note de lecture de Jean-Pierre Longre

20:02 Publié dans Recueils parus

11/11/2008

ENTRE LE VERRE ET LA MENTHE

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je me heurte aux mots

à leur paroi sur la feuille

peine à m’infiltrer en eux

à les laisser éclore

 

exhaler leur parfum

 

je lâche prise décide

d’attendre qu’ils viennent à moi

 

à la deuxième lecture

le lierre se met à bouger

le chèvrefeuille fleurit

 

le poème hermétique

ouvre la boîte aux arômes

 

citron vanillé cannelle

amandes avec touche d’épices

 

fraîcheur de la mer verte

 

un monde entier prend forme

 

 

Valérie Canat de Chizy, entre le verre et la menthe, Jacques André éd., 2008, 11 €

13:04 Publié dans Recueils parus