03/10/2016
Je murmure au lilas (que j'aime)

Ils en parlent :
Isabelle Lévesque sur le site Terre de femmes
Marilyne Bertoncini, dans Recours au poème
Marilyse Leroux, sur le site de la revue Texture
Jean-Christophe Ribeyre, dans Verso n°168
« Qu’est-ce qu’entendre ? » demande Valérie Canat de Chizy, « A quoi ressemble le bruit d’un arbre dans le vent ? » Les sens nous ouvrent au monde, la perte de l’un d’entre eux est forcément ressentie comme un arrachement. Se dresse alors devant soi une frontière invisible qui peut paraître infranchissable. « Celui qui est resté dans le silence est demeuré dans une bulle. Sur la vitre, il y a un halo, vision trouble du monde. Tout est brouillé. Comment saisir les lettres, les mots, les aspérités ? Le tram passe sans bruit. »
L’auteure dit avec pudeur l’absence et le sentiment du vide autour de soi. Mais le poème permet de se confronter à l’inaudible, de le dépasser et de faire jaillir une parole qui restituera au monde ses territoires occultés. Une parole qui réduira la distance, renouera peu à peu le lien cassé et saura « ouvrir la cage à grands coups de respiration et d’assouplissements ».
Se confronter au silence du monde c’est également se confronter aux deuils, au silence des absents, celui notamment d’un père disparu. « Papa n’est plus là il a replongé dans le silence, seul au bord d’une gare routière. Les voitures passent à toute allure dans les feux de la nuit le long des vitres de son appartement. » Sa présence, comme arrachée au silence, refait brièvement surface. Valérie Canat de Chizy l’accueille alors, se tenant un temps à la « jonction entre le monde des vivants et celui des morts. »
Ce livre magnifique rend sensible le cheminement souterrain de la parole poétique par-delà les mots que l’on échange au quotidien, il dit sobrement la blessure de ressentir au plus profond de soi cette « coupure », cette « césure, tellement vivaces au creux des chairs ».
Jean-Christophe Ribeyre
12:59 Publié dans Recueils parus
29/06/2016
LA CLARTÉ JAUNE DU SOLEIL

09:17 Publié dans Recueils parus
04/02/2016
L'ÉTOFFE DE LA NUIT

L'étoffe de la nuit : livre d'artiste. Textes de Valérie Canat de Chizy, pastels de Gilbert Desclaux. 2016
09:51 Publié dans Recueils parus
14/09/2015
POETRY

Vient de paraître : "Poetry" chez Jacques André éditeur
http://www.jacques-andre-editeur.eu/web/ouvrage/320/+Poetry.html
Ils en parlent :
Isabelle Lévesque, sur le site Poezibao
Marilyne Bertoncini-Pirez, sur le site La Cause littéraire
Sanda Voïca, sur le site Paysages écrits (janvier 2016)
Cécile Guivarch, sur le site Terre à ciel (octobre 2015)
Florence Trocmé, dans Le flotoir du 25 août 2015
Patrice Maltaverne, sur le blog Poésie chronique ta malle
Jacques Morin, dans la revue Décharge
13:25 Publié dans Recueils parus
29/05/2015
LE BRUIT DES ABEILLES

"Le bruit des abeilles", co-écrit avec Cécile Guivarch
Ils en parlent :
Sabine Huynh, sur le site de Terre à Ciel
Marilyne Bertoncini, sur le site La Cause littéraire
Isabelle Lévesque, sur le site Recours au Poème
Jeanpyer Poëls, dans la revue Europe
Jean-Christophe Ribeyre, dans la revue Verso
Murielle Compère-Demarcy sur le blog Arrêt sur poèmes
10:52 Publié dans Recueils parus
09/10/2014
MURAILLE DE CHINE
11:04 Publié dans Recueils parus
07/03/2014
TALISMAN

PRÉFACE
L’enfance vient souvent visiter le présent de Valérie Canat de Chizy pour rappeler son désarroi, ses peurs, ses démons, mais aussi ses espoirs, ses rêves infinis : la vie est un rêve perpétuel / demain demain demain.
Ce rêve permanent permet d’écouter les murs, d’intercepter des signaux, d’imaginer des rencontres avec des êtres capables de trouver le langage approprié, de nourrir un échange chaleureux : Indiens (leur regard te parle), Dogons, ou hommes préhistoriques, dont l’ocre des peintures rupestres s’incruste /dans les plaies /du temps.
Mais le rêve n’est pas que l’attente passive des éclairs qui ébranleront les jours. Il révèle aussi cette force vitale qui nous met parfois en mouvement pour traverser d’épaisses forêts, débroussailler, chercher pour soi un espace vacant, qui donnera lieu à une véritable rencontre. En cet espace, le poème peut prendre racine, même s’il est semé sur la terre dure, et alors proclamer la joie. En cet espace, le poème a les vertus d’un talisman.
je ne dis pas l’absence
mais le plein
boursouflure de pâte
le levain monte
On ne peut qu’être attentif et sensible à cette voix qui, au fil des recueils, prend une belle revanche sur le silence.
Marie-Ange Sebasti
09:23 Publié dans Recueils parus
12/06/2012
PIEUVRE
20:02 Publié dans Recueils parus
11/11/2008
ENTRE LE VERRE ET LA MENTHE

je me heurte aux mots
à leur paroi sur la feuille
peine à m’infiltrer en eux
à les laisser éclore
exhaler leur parfum
je lâche prise décide
d’attendre qu’ils viennent à moi
à la deuxième lecture
le lierre se met à bouger
le chèvrefeuille fleurit
le poème hermétique
ouvre la boîte aux arômes
citron vanillé cannelle
amandes avec touche d’épices
fraîcheur de la mer verte
un monde entier prend forme
Valérie Canat de Chizy, entre le verre et la menthe, Jacques André éd., 2008, 11 €
13:04 Publié dans Recueils parus





