Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/09/2010

MATIÈRE DE LUMIÈRE

P6120005.jpg

 

Ici parlait l’indicible

Je vivais dans un corps dédoublé

La mer derrière le verger

S’ouvrait comme une fenêtre

Sur le ciel des chemins

 

L’île est une langue

Porteuse précaire du possible

Dans ses limites abruptes et douces

Des trèfles de l’improbable

Je comptais les feuilles de bonheur

 

Les mots venaient du vent

Par les creux des arbres

Entre les pierres

De la traversée

D’une chair de silence

 

 

 

Heather Dohollau, Matière de lumière, Folle avoine, 1985

15:32 Publié dans La poésie des autres

Les commentaires sont fermés.