01.01.2009

BONNE ANNÉE 2009

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Il arrive souvent que les rêves alunissent en pleine nuit !

Alors

Je me réveille

Pour les accueillir

Un chapelet de dés-bambous à la main

Comboï métis

Prière de carmélite nuptiale

 

C’est à ce moment

Qu’ils me demandent de choisir

De choisir entre le berlingot enjoué d’une étoile

Et la barbe à papa rose d’une nébuleuse

Un

Deux

Trois

Soleil

Soleil

Renoncé

Il n’y a que les sorcières qui ont le droit de choisir

C’est écrit dans leur grimoire indigo

Alors

Moi ?

Je ne suis que le bout d’un cil de comète

Seul

Seule

A décider du nombre de lunes à commander…

 

 

Isabelle Vaha, « Tapis de feutrine », Verso n°135, déc. 2008, p. 36

27.12.2008

CHANTS DE LA TRANSPARENCE

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Je vais un chemin, immobile,

Un chemin qui n’est pas d’ici ;

Il traverse le temps et s’en va vers la Vie

Où s’entrouvre la coquille de l’indicible.

 

Gabriel Caressa, Chants de la Transparence, Éd. du Moulin du Got, 2006, p. 28

 

 

…chemin vers 2009

l’année poétique 2008 de Verre menthe

se termine sur ces Chants de la Transparence

...à l’année prochaine 

25.12.2008

LA POÉSIE, COMMENT DIRE ?

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Sentiments pour le monde, pour quelqu’un d’autre ou pour moi-même, sentiments pour la langue, je ne vais pas prétendre que les voilà visibles et sauvés de la mort dans mes poèmes. Non, ce que je crois c’est que mes sentiments, mon rapport au monde et aux autres, nourrissent mon écriture (et sans prétendre non plus que cela fait la poésie du poème)… la nourrissent en ce sens qu’ils seraient l’énergie (aussitôt consumée et disparue peut-être) qui me porte à l’acte d’écrire. Et si c’est là se leurrer – comme de toute façon on ne sait ce que sont la vie et la poésie, non plus que leur possible emmêlement –, c’est dans ce leurre (qui au demeurant n’en est peut-être pas un) que j’ai aujourd’hui envie d’écrire.

 

James Sacré, La poésie, comment dire ?, André dimanche, 1993